TRISOMIE 21

JEUDI 25 JANVIER 2017  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER Parfois, il arrive qu’une oeuvre marginale survive à toutes les époques. Que des musiciens captent et subliment sans même s’en apercevoir l’esprit de leur temps pour l’immortaliser. La définion du « groupe culte », en somme. Trisomie 21 est de cette trempe-là. Durant les années 1980-90, les frères Lomprez participent à l’émergence d’un courant qu’on appellera plus tard la cold wave. En quelques opus, « Le repos des enfants heureux », « Million Light » ou « Chapter IV », dont le titre « The Last Song » devient rapidement un standard international, leur aura s’étend aux quatre coins de l’Europe, États-Unis, Australie, Japon compris. Nous sommes à l’orée des années 1980 à Manchester, Ian Curtis s’en est allé après avoir posé les fondations de l’ère post-punk. De l’autre côté de La Manche, à Denain (près de Valenciennes), les frères Lomprez ne savent encore rien de Joy Division, mais sont habités par la même envie de « créer une musique différente ». « On n’a jamais avoué d’influences. Avec le recul on conviendra qu’on faisait partie de ce mouvement mais, sur le coup, on n’en avait pas conscience ». Philippe et Hervé n’ont pas 20 ans, « pas d’idoles » et bricolent dans leur coin ce qu’ils peuvent trouver de machines : « Des ordinateurs Atari, des vieux magnétos dont on utilisait les chambres d’échos… ». Leur son est glacial, électronique, la voix sépulcrale de Philippe traverse des textes désabusés chantés en « anglais bizarre ». Et capture parfaitement leur univers immédiat, totalement sinistré. « C’était post-industriel, apocalypque, se souvient Philippe Lomprez. En réaction, il nous fallait inventer un autre monde, musical certes, mais qui serait au moins un refuge ». L’art, cet éternelle échappatoire face à...

PETIT FANTOME

  VENDREDI 02 FÉVRIER 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Petit Fantôme est le pseudonyme évasif et mystérieux de Pierre Loustaunau, multi-instrumentiste intrépide (François & The Atlas Mountains, Crâne Angels, Le Pingouin, Iceberg). Longtemps émancipé par le collectif et désormais entièrement dévoué à son projet solo lancé en 2006, avec ses mixtapes stellaires et ses renversantes électro-pop-songs mélancoliques. Après quelques années de bougeotte, le landais a décidé de poser ses valises à Bayonne pour ébaucher la suite du maxi Yallah (2011) et de la mixtape Stave (2013), deux disques encensés par la critique qui devaient autant à l’influence de Grandaddy qu’aux circonvolutions du label Constellation. Trois ans après Torse Bombé (2014) offert en téléchargement libre le jour de son anniversaire, Petit Fantôme revient en 2017 avec Un mouvement pour le vent, titre naturel pour ce skater invétéré et randonneur occasionnel. Compositeur prolifique, le songwriter signe onze plages ramassées, futées et émancipées où s’entend d’entrée son inclinaison pour les nineties. Dans cet album qui fourmille d’idées et de trouvailles, Petit Fantôme trouve le temps de composer des pop songs à l’évidence immédiate. « Un mouvement pour le vent » serpente entre pop romantique et noisy brumeuse, passant de l’une à l’autre avec une agilité déconcertante, une aisance désarmante. Après avoir eu les honneurs de festivals renommés comme le Pitchfork Music Festival Paris en 2013 ou Rock en Seine en 2014, Petit Fantôme est en tournée dans une nouvelle formation à cinq, avec le fidèle Vincent Bestaven de Botibol, les bordelais Sylvain Kalbfleisch (Sam Fleisch) et Mathieu Hauquier (Crâne Angels) du collectif Iceberg, le batteur basque Félix Buff (Willis Drummond). Nouvel album «Un mouvement pour le vent» sorti le 06/10/2017 – Because Music www.petitfantome.com...

MAT BASTARD

VENDREDI 02 MARS 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Poussez les meubles ! L’ex leader du groupe Skip The Use, Mat Bastard, est de retour sur scène pour présenter son tout premier projet solo : “LOOV” sorti en juin dernier, enregistré entre la France et sa Californie d’adoption. On a connu Mat Bastard comme punk, rockeur et bête de scène, mais c’est surtout sa casquette de producteur qu’il a porté ces deux dernières années. En effet Mat Bastard réalise, écrit et compose pour différents artistes et pour le cinéma (Zombillenium). Installé aux Etats-Unis depuis plusieurs années, il a pris le temps de travailler pour les autres avant de recommencer à écrire pour lui-même. Mais dès les premières lignes, l’envie d’un album solo fait son apparition. Remonter sur scène, partager des idées et des engagements à travers la musique, c’est ce qui anime l’artiste depuis toujours. L’album LOOV est dévoilé au début de l’été 2017. Californien dans le son, il aborde des thèmes aussi variés que sa ville actuelle (Malibu), les Etats-Unis ou encore du féminisme. Comme à son habitude, Mat se concentre sur l’humain et la société d’aujourd’hui en proposant des titres aux paroles authentiques et parfois crues. Cet album est aussi le fruit de belles collaborations puisque beaucoup de producteurs y ont participé : Neff u ( Eminem , 50 cent , Dr Dre ) , Gavin Brown ( Billy Talent , Metric ) , PJ Bianco ( Demi Lovato ) etc. mais aussi des amis musiciens comme Ludovic Louis, le trompettiste de Lenny Kravitz. Pour les fans de la première heure, les influences punk/rock de Mat ne sont pas en reste ! Premier album solo «LOOV» sorti le 16 juin 2017...

CARPENTER BRUT

DIMANCHE 04 MARS 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Carpenter Brut pioche ses influences dans les émissions de télé des 80’s et les films de série B gorgés de synthétiseurs, et évoque une rencontre entre les beats de Justice et l’univers de John Carpenter. Alors qu’il compose seul, Franck Hueso, est accompagné sur scène d’un guitariste et d’un batteur de talent. Entouré de mystère et de discrétion, l’homme derrière le Pentagone, ou « Brutagram » comme l’appellent les fans, explique qu’il s’agit d’une rencontre entre les “beats de Justice” et l’univers de John Carpenter. A l’écoute de ses trois EP on miserait plutôt sur un passif de métalleux, une filiation avec Dario Argento et une éducation religieuse inculquée aux forceps. Ceci expliquerait ses penchants pour l’occulte, sa passion pour les sonorités kitsch et son adoration pour toutes les formes de jouissance. Carpenter Brut rend hommage à cette culture “post-hippies/ pré-SIDA”, les bases du métal et de l’électro pour nous offrir un son unique et violent dans un pur délire revival 80’s. Figure de proue un peu malgré lui de cette « retro new wave », on a pu retrouver ses morceaux dans les jeux vidéo à succès Hotline Miami 2 : Wrong Number et The Crew (Ubisoft). Quelles que soient ses sources, Carpenter Brut ne manque pas de talent pour composer d’imparables tueries vintage. Ses lives sont une petite claque à prendre et reprendre sans se lasser. « Trois EP auront suffi à installer le discret producteur électro français Franck Hueso. Le nom de sa formation résume bien le projet : Carpenter Brut est un rejeton des années 80, entre rythmique robotique façon Moroder et synthés sanguinaires qu’on jurerait échappés d’une BO composée par… John Carpenter. En concert, le compositeur, bien épaulé par un...

ARTHUR H

MERCREDI 07 MARS 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Voilà bientôt 30 ans qu’Arthur H chante sa poésie de sa voix rauque. Depuis longtemps il cherche la simplicité. La transe, la joie, le jeu, l’énergie sans perdre la poésie. Comptant déjà neuf albums studio à son actif, lauréat de trois Victoires de la Musique, Arthur H repart sur les routes avec son premier double album « Amour Chien Fou ». Deux disques différents, deux couleurs. Amour c’est le disque lent, un voyage qui commence avec la Boxeuse amoureuse, qui raconte les raisons de la disparition de Lily Dale et qui se termine dans les gongs de Bali. Chien fou c’est le disque transe-danse. Avec Nosfératu, Moonlove déesse, un poète haitien, une fanfare mexicaine et qui se termine par Amour chien fou, un tryptique de 9 minutes… « Je cherche de plus en plus une musique fluide, douce, un serpent sonore qui peut se lover dans le coeur et le ventre des gens. Depuis longtemps je cherche la simplicité. Heureusement, parfois je m’en approche et alors peut advenir une musique directe, sans obstacle, sans besoin de traduction, une musique que les gens peuvent recevoir le plus frontalement possible. Dans la chanson française j’ai envie de mettre du rythme, ou plutôt une pulsion, une pulsion de vie, une pulsion ouverte sur le monde, sur sa folie, sur sa transe, sur sa démesure tout en gardant l’importance du texte, du mot poétique, de l’originalité et la beauté du phrasé français, afin de sortir éventuellement la chanson de son confort mortifère. Donc voilà… La transe, la joie, le jeu, l’énergie sans perdre la poésie, c’est mon but. Peu de musiciens sur scène, maximum d’interactivité, de liberté. Peu de décor mais une atmosphère, la création, l’utopie d’un lieu éphémère...

GIRLS IN HAWAII

  SAMEDI 10 MARS 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Les belges de Girls in Hawaii sont de retour sur scène avec leur quatrième album «Nocturne», reflet d’un monde tourmenté dépeint par Lionel Van Cauwenberge et Antoine Wielemans, leaders complices du quintet bruxellois. Les Girls in Hawaii s’octroyent le droit le plus précieux de la vie d’artiste : celui de prendre le temps. La candeur des débuts (From Here to there, 2003). Puis, l’entrée dans l’âge adulte, le découragement face à la tâche à accomplir, l’envie de tout arrêter ou de fuir (Plan Your Escape, 2008). Et enfin, l’injustice. La mort de Denis, le batteur, un soir de mai. Et cette force qui revient peu à peu. Qui nous dit “Tu es en vie ! Et toi seul peux donner un sens à tout cela” (Everest, 2013). Quatre longues années après Everest, voici enfin Nocturne. L’album le plus “agile”, le plus “facile à écrire et réaliser” selon les dires du groupe. Un jet. Fabriqué à la manière d’une toile de Jackson Pollock. Un disque qu’Antoine et Lionel ont écrit chacun dans leur coin “sans trop de consignes”. Sinon quelques mots-clés échangés pour circonscrire le sujet : hypnose, jungle, les peintures naïves de Rousseau aussi. “Cibler le travail de manière picturale, ça évite les discussions infinies”, expliquent-ils. Contrairement à Everest, fruit d’une longue et douloureuse réflexion nécessaire à tout disque de résurrection, Nocturne s’est donc fait “presque tout seul”....

IBEYI

DIMANCHE 11 MARS 2018 – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Reconnues et soutenues par Prince, Beyoncé et Adèle, les jumelles d’Ibeyi, filles du grand percussionniste cubain Anga Diaz ont immédiatement séduit par leur talent. Elles écrivent leurs propres chansons, en espagnol, français ou anglais. Le rythme prédomine dans leur musique, un mix de soul, de jazz et de chants yoruba, la langue parlée au Nigéria et au Bénin, un subtil nuancier de musique folk et soul teintée d’électronica. Leur premier album éponyme voit le jour en février 2015. Deux ans de tournée et quelques belles vidéos vont les faire connaître dans le monde entier. Elles jouent partout, aux Amériques, au Japon, au Bénin, bien sûr en Europe et jusqu’en Australie. A l’écoute de ce second album, on entend d’abord que rien n’a changé. Parce que, sur le fond, Ibeyi est toujours ce duo de soeurs dont les voix s’enlacent sur fond de percussions, dans des chansons charnelles et mystérieuses, comme des prières légères. Mais tout a évolué. Plus d’instruments, plus d’arrangements, plus de groove, de l’auto-tune, une chorale, des invités rencontrés sur la route (le saxophoniste Kamasi Washington, Chilly Gonzales, Me’shell Ndegeocello, la rappeuse espagnole La Mala) et d’autres (toutes des femmes), conviées par la magie des samples (Michelle Obama, Frida Kahlo, Claudia Rankine l’auteur de The Citizen, un livre de poèmes sur l’expérience du racisme). Cette nouvelle énergie dans la musique d’Ibeyi reflète leurs deux années de tournées, de rencontres, de nouvelles expériences, de vie et d’ouverture sur le monde tout simplement. Cet album se danse, et il s’écoute comme une longue épiphanie qui tient dans les derniers mots de la chanson Me Voy : « Quand nous fermons les yeux, seules restent les mélodies ». Nouvel album «Ash», sortie le 29 septembre...

THE LIMIÑANAS

  JEUDI 15 MARS 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   The Limiñanas manie avec bonheur le rock garage à tendance psychédélique. De retour avec « Shadow People », le duo perpignanais a collaboré pour ce cinquième opus avec Anton Newcombe (Brian Jonestown Massacre), travaillant d’abord à distance puis dans son home studio à Berlin. Admirés par Primal Scream, Franz Ferdinand, salués par le magazine Mojo… c’est également sous les impulsions du DJ producteur britannique Andrew Weatherall, de l’illustre fondateur du label anglais Rough Trade, Geoff Travis, que The Limiñanas se sont imposés outre-manche, comme le fer de lance le plus cool de la scène rock garage française actuelle. Pour leur cinquième album, « Shadow People » les Limiñanas ont collaboré avec quelques guests bien de notre temps : Anton Newcombe (Brian Jonestone Massacre), Emmanuelle Seigner, Bertrand Belin et Peter Hook. Après le premier morceau ouvrant le bal, cette « Ouverture » aux guitares quasi surf, arrive « Le premier jour », dans laquelle Lionel évoque son baptême rock and roll entre punks, mods, skins et Lambrettas du temps de sa jeunesse sudiste. C’est le thème de ce nouveau disque : « Nous aimons bien scénariser nos albums. Celui-ci évoque la vie d’un adolescent qui arrive au lycée et qui parvient à se construire en découvrant le rock au début des années 80, et en rencontrant les bandes de l’époque. Par conséquent, le disque sonne bizarrement un peu comme ceux de l’époque… L’album a été fait en quatre ou cinq mois mais en bossant par ci, par là. En tout, c’est peut-être au maximum trois semaines de travail effectif. » L’épiphanie rock and roll continue donc. Elle appartient désormais à ceux qui écouteront -fort- « Shadow People » et voudront sans doute, à leur tour, brancher...

BIRTH OF JOY

  MARDI 20 MARS 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Birth of Joy, c’est un trio qui fait du bruit. Il faut dire que ces trois Néerlandais rallument comme personne la flamme du rock psychédélique des années 60 – 70. Leurs compositions, portées par un chanteur guitariste charismatique, un batteur puissant et un organiste habité, font ressortir les émotions les plus primaires. Assaisonnée d’influences stoner, blues et rock’n roll, la musique de Birth of Joy explose, à la fois fiévreuse et maîtrisée. Après 450 concerts en 3 ans, le groupe est devenu une machine bien huilée, dégoulinant de sang, de sueur et de Rock’n’Roll. Ce power trio possède une composition aussi simple qu’efficace : un guitariste-chanteur (Kevin Stunnenberg) qui réveille le fantôme de Jim Morrison, un batteur à la frappe de bûcheron (Bob Hogenelst) et un organiste connecté au cosmos (Gertjan Gutman). Avec leur nouvel album «Hyper Focus » enregistré et produit par Pleter Kloos, BIRTH OF JOY ajoute à ses influences psychédéliques et blues des années 60/70 une touche Stoner, Grunge, voire Punk. Nouvel album «Hyper Focus», sortie prévue le 16 février 2018...

BAGARRE

MERCREDI 28 MARS 2018 – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Découvert il y a deux ans avec leur EP ‘Musique de Club’, BAGARRE s’est révélé être un des lives les plus fiévreux de la scène hexagonale : BAGARRE, c’est l’amour et la sueur, pas de fosse, pas de scène, un seul club. ‘Béton Armé’, leur nouveau single va faire chavirer les amoureux de pyramide humaine, d’anarchisme musical et de clubbing autogéré. Hymne à pogo chanté en français, ‘Béton Armé’ fait exploser les cases et les codes, entre trap jouissive et poésie insolente. Accompagné d’un clip qui prend le contrepied de l’esthétique noir et blanc qui les caractérisait dans leurs premières vidéos, Bagarre aime jouer avec son image : ils tombent ici les survets pour des costards colorés et parodient l’esthétique d’un shooting mode sur un morceau au sens bien plus profond. BAGARRE se prépare à sortir son premier album le 23 février 2018, qu’ils décrivent comme directement issu du chaos musical d’internet. Ne leur parlez ni de « genres » ni de « styles », ils cherchent à faire tomber les barrières. Les cinq membres du groupe fonctionnent de manière horizontale : tout le monde chante, tout le monde danse, tout le monde compose, tout le monde existe. La première fois qu’ils ont joué ‘Béton Armé’, les corps se sont choqués, les coeurs se sont émus, les murs se sont trempés. Et puis tout s’est terminé et « la nuit est tombée sur le béton armé… » Premier album le 23 février 2018 noussommesbagarre.com Nouvel album double « Amour Chien Fou » à paraître le 26 janvier 2018...

MADEMOISELLE K

VENDREDI 30 MARS 2018 – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Depuis Ça me Vexe, Mademoiselle K incarne le rock au féminin. Son nouvel album «Sous les Brûlures l’Incandescence Intacte» sorti le 1er septembre dernier : gros retour aux textes en français. C’est en 2006, à l’issue de ses études en musicologie à la Sorbonne, que Katerine Gierak se lance, avec son premier album «Ça Me Vexe». Des riffs, du caractère, et du rock qui séduisent immédiatement, avec notamment le morceau éponyme, ainsi que Jalouse, dans lesquels ses influences anglo-saxonnes se ressentent fortement. Cette identité sera le fil rouge de ses quatre albums. En français, mais aussi en anglais sur «Hungry Dirty Baby» sorti en 2015, qui suait de colère. Toujours de la rage dans celui-ci, c’est son ADN : « J’ai le dos qui tremble de porter toute ma rage ». Mais on la sent plus apaisée. Et positive. L’album est né d’une rupture amoureuse. Il en dépeint toutes les « strates à traverser », la « fulgurance du désamour » et les pleurs. Jusqu’aux espoirs de rémission. La Mademoiselle K de « Jalouse» et «Ça me vexe» a grandi, mais juste ce qu’il faut : « j’étais heureuse ben je vais continuer à l’être » De la tristesse renaît l’espoir «Sous les Brûlures l’Incandescence Intacte». Un exutoire pour elle et un vaccin pour nous. Un album pour aller mieux. Avec ce morceau étonnant, où des anonymes répondent à la question de Mademoiselle K : « quand t’es triste ou que t’es pas bien, qu’est-ce que tu fais pour aller mieux ? ». Au final, un disque hétéroclite, riche et curieux. Le plus moderne de Mademoiselle K. Un disque qui colle à son époque. Sans règle. Évident. Depuis 2014, Mademoiselle K s’auto-produit sur son...

L’IMPERATRICE

  VENDREDI 13 AVRIL 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Derrière cet avatar d’énigmatique souveraine coiffée d’une touffe disco, se cache un sextet parisien,qui a à coeur tant de raviver la flamme de la space disco française des 70’s et des 80’s que de vous faire mouliner des bras sur le dancefloor. Lassée des tribulations décadentes de son « Odyssée » spatiale, Sa Majesté nous revient en ville, lascive, prête à séduire toute la cour et au delà. Voilà un disque forgé de disco clinquante comme de douces mélopées scintillantes, honneur au cinéma italien, aux films gore et à la musique érotique. « Séquences » et « Sultans des îles » sont deux hymnes à la toute puissante féminité d’une certaine Impératrice, dont le groupe cultive le mystère. Grâce au succès du dernier EP auto-produit, L’Impératrice a apposé quelques joyaux à sa couronne : gagnante du Prix Deezer-Adami, Maroquinerie et Gaité Lyrique complètes, playlists radio et tournée de 40 dates, signature chez microqlima…. Mai dernier marque son retour avec deux Boule Noire surprises vendues en quelques heures, qui témoignent de l’attente irrépressible entourant une nouvelle apparition de son Altesse. Nouvel EP «Séquences» sorti en 2017...

DOMINIQUE A

  JEUDI 26 AVRIL 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Après 10 albums livrés avec régularité, 2018 sera une année à deux facettes pour Dominique A, qui nous propose de suivre les deux fils rouges de sa carrière tel un diptyque. Le premier volet, «Toute latitude», enregistré en groupe, fait la part belle au rock, à l’électrique et l’électronique. Il est accompagné d’images superbement oniriques, fruit d’une collaboration avec le réalisateur de films d’animations Sébastien Laudenbach, dont « La jeune fille sans main », qui a obtenu le prix du jury au festival international du film d’animation d’Annecy 2016. Il faudra s’armer de patience et attendre octobre pour découvrir la suite, « La fragilité » et ses mélodies plus acoustiques et intimistes, enregistrée en solo cette fois-ci. Ces deux sensibilités, qui font son ADN depuis 25 ans, Dominique A les exploitera sur la route dès le mois de mars au cours de deux tournées différentes qui devraient trouver un premier écho les 14 et 15 avril à la Philharmonie de Paris, lors d’un WE exceptionnel consacré à l’artiste. Un ambitieux projet qui nous accompagnera tout au long de l’année 2018 : «Jusqu’alors, suivant les albums et les tournées, j’ai oscillé entre intimisme et maximalisme sonore, entre travaux solo et projets collectifs, les uns me renvoyant aux autres et se nourrissant mutuellement. Cette fois, par volonté de ne pas choisir, l’occasion m’a été donnée de jouer simultanément sur les deux tableaux. Comme si, enfin, les deux côtés d’une même pièce se rejoignaient. » Dominique A Nouvel album « Toute latitude » sortie prévue le 9 mars 2018 dominiquea.com...

PAULINE CROZE

SAMEDI 28 AVRIL 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER       Pour ce nouvel album Pauline Croze s’est entourée de Charles Souchon, (Ours) et de Romain Preuss (Scotch and sofa). C’est après les avoir vus sur scène dans leurs univers respectifs qu’elle décide de leur confier la réalisation afin de trouver le mariage subtil entre pop, chanson et musique africaine. « Ne rien faire » est emprunt d’une forte musicalité qui laisse toutefois leurs places à des textes poétiques et sobres . Elle se produira à deux sur scène dans une formule guitare/basse, batterie et pads pour donner vie à ce nouveau répertoire. Nouvel album «Ne rien faire» sorti le 8 décembre 2017...

HOLLYSIZ

  VENDREDI 04 MAI 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   HollySiz revient avec un deuxième album, Rather Than Talking, après une tournée de plus de 100 dates à travers la France, des festivals en Angleterre et un disque d’or. Cet album a été composé dans un moment volontairement chaotique, où HollySiz s’est délibérément mise hors de sa zone de confort en allant s’installer pour de longs mois loin de chez elle, hors du cocon rassurant de Paris. Curieuse et avide, elle a pu s’ouvrir à de nouvelles influences. Elle est revenue de New York avec des percussions mélangées aux programmations Hip Hop, des flows hypnotiques et des claps qui annoncent les sirènes des riffs de guitares émanant d’un garage de Brooklyn. Elle y a notamment fait la rencontre de Luke Jenner (the Rapture), grand chantre du rock electro, et des gamins du Hip Hop survitaminé de The Skins, qui ont été déterminants dans la couleur et la forme de cet opus. La Havane y est aussi pour beaucoup. La découverte de cette ville lui a permis de flairer la vibration mélodique de cet endroit unique au monde, et de composer des ballades emportées par des choeurs aux voix nouvelles, entrelacées de guitares épiques. Dans un besoin de retour à l’organique, HollySiz a choisi de finir de composer son album sur la Côte Basque, entre roche minérale et vagues titanesques. Pour finir par rentrer au bercail et enregistrer à Paris, entourée de sa fidèle équipe (Yodelice, Xavier Caux) et de musiciens d’univers différents (Adrien Gallo, Owlle…). Rather Than Talking, se veut démonstratif et organique, une invitation à transformer chaque expérience vécue en un dépassement de soi. Il a été écrit comme une montée d’adrénaline. Plutôt que de grands discours, HollySiz nous invite à exulter...

FEMI KUTI

MERCREDI 23 MAI 2018  – 19H30 ROCKSTORE – MONTPELLIER   Sur son dixième album, Femi présente un message d’espoir et de réconciliation, sans abandonner ses convictions, sa pugnacité et la dimension combative de sa musique. «One People, One World» sortira le 23 Février 2018. Femi Kuti est le coeur et l’âme de l’Afrobeat moderne. Crée par Fela, l’Afrobeat a poussé plusieurs générations de musiciens à utiliser, au Nigeria et dans le monde, la musique comme arme pour se battre pour la justice et la liberté. Femi et son groupe, Positive Force, sont à la pointe de ce mouvement, en élargissant continuellement le vocabulaire de la musique, en ajoutant des notes de punk et de hip-hop au son, tout en conservant ces racines traditionnelles et son message politique. Nouvel album «One People, One World» sortie prévue le 23 février 2018 facebook.com/femikutiofficial...