MR GISCARD


 

 

 

 

 

 

 

VENDREDI 10 FÉVRIER 2023

19H30

ROCKSTORE – MONTPELLIER

 

Il s’appelle monsieur Giscard. Il n’a jamais été centriste, ni président, et sûrement n’a développé aucun tropisme pour les diamants. Mais comme son prénom est Valery, il fut un temps où lorsque ses interlocuteurs lui demandaient la nature d’un tel prénom masculin, le jeune homme avait pour habitude de répondre : « Valery ? Comme le président ». Du coup c’était presque devenu naturellement un nom composé et c’est ainsi resté.

Monsieur Giscard, contrairement à son illustre roi républicain, a de quoi tenir ses promesses avec ce premier programme musical de cinq titres qui pourrait bien provoquer une révolution de velours dans le monde de la chanson française. L’art du décalage est partout chez ce jeune homme de 28 ans.

Né en Guyane, il y vit jusqu’à l’âge de 15 ans. Puis, il vit un choc thermique, émotionnel et donc musical. Le voilà en Seine Saint Denis, et l’on ne parle pas encore du grand Paris. Monsieur Giscard observe bien avant les politiques, les ravages de la fracture sociale. Il lui faut réapprendre une nouvelle culture. Le soleil en moins, la violence cette fois conjuguée à l’insécurité.

Monsieur Giscard aime la musique, moins le solfège. La guitare est son premier instrument, tout à fait idéal pour ne pas souffrir de cette méthode d’apprentissage. Décalé ascendant romantique. Ainsi se présente à nos suffrages monsieur Giscard. Avec un programme musical fait de rap mélodique, d’électro dansante et mélancolique, et de chanson française lorsqu’elle s’irrigue aux rythmes d’ailleurs, d’Afrique ou d’Amérique du sud ou de musique classique. Avec monsieur Giscard, Chopin et Club cheval mangent à la même table, Daft Punk et Pauline Croze ont des conversations. C’est donc un grand pacificateur, un idéaliste, un étranger chez lui, un musicien spontané, un sociologue qui s’ignore. Quelque chose du Baudelaire secret, qui écrivait dans son journal intime une suite de sentiments. Monsieur Giscard en respirant les fleurs du mal contemporaines nous offre de bien belles illuminations.